Le magazine des sociétés coopératives, Participer, consacre son dernier numéro aux liens entre tiers-lieux et CAE (Coopératives d’Activité et d’Emploi). Étant nous-même en SCIC et développant le tiers-lieu le OUI à Soisy-sur-Seine, forcément ça nous intéresse… Mais comme on a conscience que ce sujet est « to the happy few« , nous nous permettons de vous faire une petite synthèse de l’article.

Bon, déjà rappelons ce qu’est un tiers-lieu. C’est tout simplement un bâtiment où se retrouvent des gens, souvent des entrepreneurs indépendants, pour partager des outils. Ils sont sous le même toit…

Quant à la CAE, il s’agit d’une entreprise coopérative permettant à des entrepreneurs indépendants, d’exercer leur activité sans avoir à créer leur propre structure juridique. Ils sont sous le même abri…

La première CAE a été créée en 1995 et cela représente aujourd’hui près de 10 000 « salariés-entrepreneurs » en France aujourd’hui. Pas loin de chez nous, il y a la CAE Rurban Coop, par exemple.

Les tiers-lieux, il y en a partout maintenant. Peut-être trop même. La définition est si large que le confusionnisme préexistant entre les incubateurs, clusters, couveuses, pépinières,… a de beaux jours devant lui.

Dans l’étude « CAE et Tiers-lieux : créer des ponts entre communautés de travail autonome sur les territoires au sein de lieux partagés« , menée par Aurélien Denaes  (Casaco à Malakoff), il est question de 1463 Tiers-lieux en France, dont 674 hors métropole.

Et donc pour le moment 42 tiers-lieux coopératifs ! Dont Oui je me lance bien entendu ! Nous faisons partie des 2/3 des tiers-lieux coopératifs lancés ces 4 dernières années.

Et donc 8 CAE qui travaillent à se rapprocher de ces tiers-lieux coopératifs. Quand on vous disait « happy few » 😉

Quelles complémentarités entre CAE et Tiers-Lieux ?

On sent bien que ces « réseaux d’entrepreneurs » et ces « bâtiments de travailleurs » ont quelque chose à se dire. L’article de Participer mentionne ce premier point : d’un côté les CAE en manque de visibilité et au modèle économique fragile. De l’autre des tiers-lieux souvent visibles et avec un modèle économique… fragile 😉

L’autre point c’est l’opportunité de faire vivre concrètement l’esprit coopératif, voire de le faire découvrir, grâce au tiers-lieu. Cela nous parle chez Oui je me lance car si notre histoire est un peu différente, nous avons sensibilisé les membres du réseau, tous indépendants, à notre vie coopérative. Et parfois suscité des envies de création coopérative !

Bref, sans vouloir spoiler et sans tomber dans le « Nihil novi sub sole » du sage… rien de tel qu’un endroit sympa pour rencontrer des gens sympas… C’est pas très nouveau… mais c’est l’avenir.

Consulter l’article sur le site de la CG SCOP

Author: OJML