Assemblée Générale Extraordinaire le 6 Juillet [Soisy – 19h]

Jeudi 6 Juillet à 19h

Un rendez-vous indispensable pour lancer la coopérative…

Assemblée Générale Extra-ordinaire
Oui je me lance devient une coopérative !
Pour animer un Tiers-Lieu à Soisy-sur-Seine

Il y a un an et demi, nous avions acté la transformation à terme de l’association Oui je me lance ! en Société Coopérative d’Intérêt Collectif (SCIC)

Le moment est venu de passer à l’acte et de valider lors de notre prochaine Assemblée Générale cette métamorphose.

Ce passage en coopérative s’inscrit dans la perspective du projet de tiers-lieu à Soisy-sur-Seine. Un projet qui est aujourd’hui au stade du chantier puisque nous en sommes désormais à l’étape de conception architecturale en partenariat avec la Mairie.

Les activités historiques de Oui je me lance seront naturellement renforcées, à savoir les interventions dans les lycées et la mise en réseau des entrepreneurs locaux.

Enfin, la coopérative démarrera déjà une activité de « tiers-lieu » en remplaçant l’actuel GIE de Soisy.

Pour échanger autour dette transformation cruciale, nous vous invitons chaleureusement à notre assemblée générale qui aura lieu

le Jeudi 6 Juillet à 19h

au GIE SOISY, 12 rue Notre-Dame, Soisy-sur-Seine

 

* en cas d’absence, vous pouvez donner votre pouvoir à télécharger ici.

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Ordre du jour de l’AG

  • Rapport morale de l’association et vote
  • Rapport financier de l’association et affectation du résultat de l’exercice 2016 suivi du vote
  • Quitus au bureau
  • Perspective 2017

Ordre du jour de l’AGE

  • Proposition de la modification statutaire suivante et vote
    Article 26 de nos statuts inchangé et complété par :
    l’association ne peut se transformer en société à l’exception de la société coopérative en application des dispositions de l’article 28 bis de la loi n°47-1775 du 10 septembre 1947 modifié par la loi n°2001-624 du 17 juillet 2001.
    Si l’association fait usage de cette faculté la transformation sera décidée par une assemblée soumise aux règles de quorum et de majorité prévues à article 23, la transformation en société coopérative n’emporte pas création d’un être moral nouveau mais continuation de la personnalité morale »
  • Vote sur la transformation de l’association en société coopérative d’intérêt collectif SAS en application des dispositions de l’article 28 bis de la loi N° 47-1775 du 10 septembre 1947 modifié par la loi N° 2001-624 du 17 juillet 2001.
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Réflexion Tiers-Lieu #1 : The Conversation – F.X. de Vaujany

François-Xavier de Vaujany, professeur à Paris-Dauphine, a arpenté les « tiers-lieux » pendant 3 ans. Il relate un « parcours émotionnel, social et scientifique » dans un très bon article publié sur The Conversation, intitulé « Les tiers-lieux : quelles opportunités pour comprendre et transformer les pratiques de travail ? »

Quelques années plus tard, mon enthousiasme est intact, mais les intuitions sur les tendances en cours ont peut-être gagné en précision et en distance critique.

La guerre des mots est loin d’être gagnée

Je constate au quotidien que le terme « tiers-lieu » en lui même a toujours immanquablement provoqué une moue dubitative chez l’interlocuteur… Qu’est-ce donc que ce mot Quelle pudeur amène les professionnels à recourir à ce néologisme là où l’on pourrait simplement parler de « pépinière », d' »hôtel d’entreprise » ou d’espace de coworking.

L’auteur s’interroge aussi sur la faible imprégnation du terme et constate que les termes connexes (fablab, hacker space, maker space) sont encore plus dans les choux.

Quand on me demande c’est quoi un tiers-lieu et d’où vient le terme, je prends ma respiration et fournis la définition officielle ; « un endroit où l’on travaille qui n’est ni le bureau ni la maison« . Et je bredouille que c’est une référence au Tiers-Etat, au Tiers-Monde (voire même au Tiers-Paysage de Gilles Clément) à savoir un objet en apparence insignifiant mais qui est en réalité le tissu prépondérant.

Pourtant, force est de reconnaître que si la définition n’est pas claire, qu’elle tombe dans la litote ou dans la verbosité, c’est parce que la mutation du travail n’est pas achevée.

De l’entrepreneuriat au co-entrepreneuriat

Depuis une vingtaine d’années, on assiste à un glissement ou à la superposition d’une logique d’expertise verticale à une logique d’entre-aide plus horizontale dans l’accompagnement entrepreneurial. Les entrepreneurs (que leur projet soient proches ou pas) sont gérés en mode « communauté ». Le don et le contre-don, la dynamique collective seraient alors au cœur du processus entrepreneurial. L’expert-accompagnant cède en partie la place au « community manager ».

Quiconque s’est lancé dans l’entrepreneuriat aura la sensation d’avoir entendu cela moult fois ! souvent en moins bien formulé d’accord. Mais il n’y a aucun coach, accompagnateur ou consultant qui va vous dire comment vous DEVEZ faire votre business.

Surtout s’il est en start-up, un entrepreneur d’aujourd’hui est habitué à ces notions d’horizontalité, de participatif, de liquidité. La citation ci-dessus enfonce peut-être des portes ouvertes. Mais il ne faut pas perdre de vue, que ces nouvelles manières de travailler sont encore marginales.

Dernièrement, j’ai assisté à la présentation d’un réseau d’entrepreneurs initié par une chambre de commerce. Il s’agissait de rencontres régulières avec d’autres entrepreneurs, saupoudré d’un mentorat discret par des grands cadres. Et les coordinateurs insistaient sur le fait que personne n’allait dire aux entrepreneurs présents « comment faire son travail« . Bref, même le nœud central et historique du commerce et de l’industrie abandonne l’expertise pour passer au community management.

Selon moi, la différence entre ce genre de dispositif d’accompagnement discret, fort pertinent au demeurant, et celui d’un tiers-lieu comme celui prévu à Soisy-sur-Seine, repose sur deux points :

  1. la contrainte :
    Dans un tiers-lieu, vous êtes membre de fait, pas membre de droit, c’est à dire « client ».
    A l’extrême, certains réseaux comme les BNI, exigent une participation conséquente, une obligation de présence et une obligation de recommandation.
  2. la proximité physique :
    Se retrouver mensuellement c’est bien mais est-ce que cela créé du lien ? Pour la même raison que l’on peut authentiquement sympathiser avec un collègue de bureau ou un camarade de classe, parce qu’on le voit quasi-quotidiennement, il faut souligner la vertu qu’il y a à retrouver très régulièrement des co-entrepreneurs.
    Nous insistons régulièrement sur la haute valeur d’échange de la « machine à café ». Nous savons que ce sont les « frottements physiques » entretenus qui permettent véritablement de nous apprivoiser.

De la poule et de l’œuf

Avouons que la suite de l’article, en recourant aux concepts sociologiques d’habitus de Bourdieu et de références phénoménologiques à Merleau-Ponty est assez absconse. En synthèse, l’auteur s’interroge sur le tiers-lieu comme pratique. Est-ce une réponse à la mutation du travail ? Ou au contraire est-ce que la mutation du travail s’opère grâce à l’émergence des tiers-lieux ?

Souvenons-nous de l’emballement autour du concept d’économie collaborative, quand toute une génération s’enthousiasmait sur la soi-disant innovation qu’il y avait à partager des biens. Une start-up monétise le bon vieil auto-stoppeur, l’autre permet à tout le monde de s’improviser chambre d’hôtes; une autre enfin propose ni plus ni moins que de ré-inventer la bibliothèque…

Le travail se transforme indéniablement.
Les nouvelles technologies mettent assurément du lubrifiant dans la mise en réseau.
Et surtout l’on cherche du travail qui fait sens, pas seulement un gagne-pain (quel luxe ?)

Mais le mirage d’une société parfaitement horizontale où chacun est à la fois consommateur/producteur s’est vite dissipé. Le tiers-lieu est vieux comme le monde. Il s’appelait avant forum ou foire c’est à dire lieu physique de rencontres et d’échanges. Pour la chose publique ou pour le commerce.

Aujourd’hui, c’est douloureux à avouer mais le travail est un prétexte.

Contrairement aux apparences, le travail a toujours été plus un signifiant social qu’un moyen de subsistance. Avec la « disparition du travail » (ou plutôt de l’emploi), le signifiant social se renforce et donc le tiers-lieu devient la scène publique où l’on prétexte de travailler ensemble afin de se retrouver tout simplement.

Le travail en sort grandi !

Il était temps.

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Le GIE Soisy

Le Groupement d’Intérêt Economique GIE Soisy est implanté en plein cœur de Soisy-sur-Seine depuis l’été 2014.

Constitué officiellement de 5 entreprises de Oui je me lance, il intègre désormais 12 structures et 22 personnes employées.

  1. Laadj Elec
  2. Kyp Group
  3. AJC Consors
  4. Storyt’elles
  5. Volonterre
  6. Advance Gestion
  7. Valocal
  8. ZB Consulting
  9. CSP
  10. Processus
  11. eco-SAPIENS
  12. Oui je me lance

Située au 12 rue Notre-Dame, c’est aussi un espace de coworking officieux…

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